« Est-ce à l’État de s’occuper des amours adolescentes ? », par Dominique DAGUET

Rédigé le Samedi 4 Juin 2016 à 11:26 | Lu 147 fois



La France des « jeunes filles devenues des jeunes femmes » serait-elle tombée entre les bras de Monsieur Hollande ?

Arbre-Femme en son offrande, photo Dominique Daguet
Arbre-Femme en son offrande, photo Dominique Daguet
Juin 2016 - La France des « jeunes filles devenues des jeunes femmes » serait-elle tombée entre les bras de Monsieur Hollande ? Aurait-il par hasard réglé pour toujours le millénaire tourment des conceptions adolescentes, indésirées, et de ce fait particulièrement mal venues et dérangeantes ?

Le pas franchi par ce Président de la République lui fait descendre les degrés du Mal en criant combien « tout va mieux » : qu’il aime particulièrement voir notre jeunesse se livrer sans retenue et sans complexe aux réjouissances festives de ce qu’autrefois un vain peuple nommait « débauche » n’est en rien de son ressort. Ici, il ne peut être question d’amour, sur lequelle il n’a qu’un devoir, se taire… Il est vrai que ce peuple d’hier était chrétien et qu’aujourd’hui cet élu ne l’est pas.

Ce soi-disant « responsable de nos destins » – il apprécie grandement de faire sonner à nos horizons ce mot qui lui va si peu – efface peu à peu tout ce qui était la France en ses anciennes lois et ses mœurs millénaires : et c’est pourquoi ce « pas » n’est rien d’autre qu’une posture à bon marché qui nous concerne tous, hélas, parents et grands-parents, d’accord ou non par ce qui est là commis : des décrets pris à la nuit tombée et qui permettent aux jeunes filles de se donner à n’importe qui en prenant subrepticement une pilule parfaitement « innocente et dite du lendemain », présentée mensongèrement comme « contraceptive » alors qu’elle a pour fonction essentielle d’éliminer l’éventuel petit d’homme susceptible ‘être le fruit de ces « ébats de plaisir » et non « de responsabilité ». Le vrai nom en somme ne peut être que « pilule abortive », soit un outil en mesure de donner la mort à quelque moment que ce soit d’une grossesse.

Il faut affirmer haut et fort que cette soi-disant permission, donnée dès leur quinze ans par l’État à ces adolescentes, de commettre l’acte de chair qualifié systématiquement « acte d’amour » est en réalité une tromperie conceptuelle autant que morale, un scandaleux abus de pouvoir, une ignominie dont la Conscience des concernés ne doit surtout pas être alertée, avertie : la précision que les parents doivent être remisés sur le bas côté, absents, muets, ignorants, eux qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants jusqu’à leur dix-huit ans est à proprement parler une ignominie inconcevable… Ainsi, en ce qui touche au vice plutôt qu’à l’amour, les parents se voient privés de leur prérogative comme de leur strict devoir : en somme le maître de l’Élysée s’arroge un droit absolu sur lequel il ne détient aucun élément de responsabilité : rien qui puisse justifier de telles postures. La prétention de l’élu ressemble à un fantasme de surpuissance ; quant au le droit accordé aux infirmières une duperie invraisemblable.

Il s’agit bien d’un embobinage trompeur dont il impose à la France entière d’être assujettie : à une année d’une élection qu’il veut viscéralement gagner comme ne pas s’apercevoir qu’il ne fait que chercher monstrueusement à se gagner le vote des jeunes femmes qu’il aura d’abord rendues inconscientes de leurs devoirs moraux aussi bien que vitaux.

Oui, il s’agit précisément d’endormir la conscience de chacune, la rendre sourde et muette, elle pourtant joyaux, merveille du cœur, de l’esprit et de l’âme de tout être humain ! Cela afin que soit accepté de « croire » en l’effrayante doctrine mise au point par la république et ses servantes féministes soumises à l’idéologie la plus répugnante : penser comme une évidence que les embryons ne sont que morceaux de viande, en aucun cas le début d’une vie humaine.

On ne peut penser ici qu’à ignominie, sauvagerie, funeste barbarie. Nous avons devant nous un homme qui parade en alléguant combien est grande sa responsabilité et le voici qui, dans le secret de décisions prises sans qu’il en soit question devant le collège des élus, accorde aux adolescents le don généreux de l’oubli de leur nature, oubli de même du respect qu’ils doivent à leurs parents jusqu’à leur majorité légale ! Que signifie le décret de silence et de secret imposé aux infirmières chargées de distribuer la pilule de mort ? Où jetée leur conscience ici obligée d’agir contre elle ?

De quoi se mêle l’État fait homme ? Car ici il n’est pas question d’événements survenus on ne sait comme ; on ne parle pas d’orphelines, pas plus de viols, de contraintes abusives, d’autorités désastreuses… seulement d’un sujet qui ne regarde pas le Pouvoir tant qu’un pouvoir qui le précède depuis toujours est toujours en action, pouvoir qui ne remonterait vers l’État qu’en cas de disparition ou d’indignité reconnue.

Il s’agit donc d’une règle imposée par cet « État père et mère », dont nul ne connaît l’existence ! Sur ces sujets il n’a aucun droit par lui-même, pas plus d’éducation que de conseil : ce droit n’existerait que si des parents lui feraient savoir qu’ils abandonnent entre ses mains leurs propres responsabilités, la seule de nature et de droit. C’est d’ailleurs ce qui fondent la légitimité des écoles libres : les enfants qui s’y trouvent le sont parce que les parents leur ont délégué ce qu’ils n’ont pas voulu déléguer au Pouvoir jacobin : qui n’a plus en ces cas que le devoir de vérifier que cette délégation est bien assurée, le travail d’enseignement bien accompli. Et s’il y a réelle prise en charge de l’« éducation » par les enseignants, c’est bien parce que les parents l’ont désiré et permis. La question est d’ailleurs monstrueusement d’actualité quand on voit des parents apprendre soudainement et non par des voies officielles que leurs enfants reçoivent des informations sur le « gender », matière qui n’a rien à voir avec ce que doit enseigner l’École publique et qui ne se pourrait aborder que justifiée par une lettre d’approbation.

Ce qu’a semé François Hollande n’appartient pas au légal, il ne s’agit que d‘une posture illégitime et de ce fait scandaleuse : l’État ne dispose pas an effet d’une puissance d’incitation qui supprimerait la responsabilité des parents concernant leurs enfants de moins de dix-huit ans : c’est pourquoi il faut expliquer ces divers points à la société tout entière afin que cet abus insupportable et intolérable soit connu et rejeté.

Dominique Daguet



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